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20120317

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j’ai eu l’idée de cette bande en lisant cet étonnant article: un auteur de bande dessinée se fait saisir son ordinateur par la police. parce qu’il a dessiné ce strip.


par qui? par l’o.c.l.c.t.i.c. : office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, autrement dit nos cyber-flics.

comment? via p.h.a.r.o.s. : plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements, autrement dit un site du gouvernement qui pue la cyber-délation "anonyme".

le cauchemar orwellien surpassé par la dénonciation d’état: les grands frères qui surveillent et qui balancent, ce sont les citoyens! ça se passe en france, ça se passe maintenant.

alors, on sait que la police subit des pressions pour faire du chiffre, mais pendant que nos gendarmes du réseau s’occupent d’emmerder un auteur de bande dessinée, qui arrête les vrais pédophiles? ou peut-être est-il plus facile de menacer de poursuites judiciaires un dessinateur qu’un homme politique?
en plus, ça me rappelle quand dragon ball a été interdit en belgique pour pédophilie. c’était tellement aberrant qu’au début je n’y ai pas cru. comment peut-on assimiler toriyama à dutroux?

l’effet pervers de cette affaire de censure, c’est que ce blogueur bd a bien récupéré son ordinateur après audition, mais a également retiré 4 autres strips de son site depuis, sans décision d’un juge, ce qui pose des questions fondamentales: à quel moment cette censure devient-elle autocensure?

et surtout, à l’heure où l’a.c.t.a. se signe dans le plus grand secret, qui décide pour nous de ce qu’on peut dire ou lire?

c’est la police de la pensée par la délation, au nom de l’hygiène morale, au service d’un système marchand totalitaire qui veut de plus en plus restreindre nos libertés individuelles par la peur et par l’autorité, à commencer par la liberté d’expression

face à ce système, je n’ai qu’une seule réponse.

l’art c’est la résistance.

tk





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